Elles en sciences

 
 
 
 
 

Témoignage d'Olivia



Olivia

Je suis assistante ingénieur au Laboratoire de Photonique et de Nanostructures (LPN), une unité propre du CNRS sur un site industriel, dans l’Essonne.
Mon travail consiste à analyser par diffraction de rayons X des échantillons de semi-conducteurs III-V épitaxiés par des chercheurs [des termes assez barbares pour dire en gros que je détermine les épaisseurs, les compositions, la contrainte des couches effectivement déposées sur un substrat, et les défauts qu’elles contiennent]. Les plaques ainsi fabriquées se présentent sous forme de disques solides de quelques micromètres d’épaisseur. Cette caractérisation se passe en 2 étapes : l’acquisition de spectres expérimentaux et la comparaison avec des spectres simulés à l’aide de logiciels spécialisés.


Une journée

Mes journées sont très variées.
Elles dépendent d’abord de la quantité d’échantillons que l’on m’apporte et des types d’analyses à effectuer.
Je suis toujours en interaction avec des chercheurs, des doctorants et post-doctorants, ainsi que des personnes extérieures travaillant dans des entreprises privées en collaboration avec le labo. Je participe aux réunions de présentation et de comparaison des résultats de chacun. Ces discussions permettent de trouver les meilleures solutions face aux difficultés rencontrées, souvent par l’application d’idées novatrices.
Je gère la maintenance et les pannes sur 3 appareils de diffraction. Je développe de nouvelles méthodes afin d’améliorer les performances des appareils.
Je lis aussi les articles et les publications, ce qui me permet de me tenir au courant de l’avancée des recherches dans les domaines auxquels je participe.
Au LPN, nous faisons de la recherche théorique et de la recherche appliquée : les échantillons que je caractérise seront utilisés dans des composants pour les télécommunications, et d’autres équipements dans différents domaines (par ex : ils peuvent servir au transport de signaux lumineux plutôt qu’électroniques -l’électronique étant moins rapide- , ils permettent aussi de transformer un signal électronique en signal optique et inversement,...).


Origine de mon choix

J’ai choisi la branche scientifique parce que je trouve qu’il y a quelque chose de magique dans le développement des connaissances humaines qui permettent de mieux comprendre l’univers qui nous entoure.
Je souhaitais travailler au CNRS pour pouvoir participer à l’avancée des recherches à la pointe du progrès.


Ce que j'aime

La diversité de mon travail :
Je dois à la fois être autonome, et travailler en interaction avec de nombreuses personnes.
J’ai une grande liberté dans la manière de mener à bien mes travaux.

L’intérêt de mon poste :
Le contact permanent avec des chercheurs, des ingénieurs, m’aide à progresser. Le CNRS offre de nombreuses possibilités d’évolution de carrière, mon travail est en continuelle évolution. De plus, la fonction publique assure une complète sécurité d’emploi.
Je suis heureuse de pouvoir participer au développement de nos connaissances actuelles, aux nouvelles découvertes, et à de nouvelles créations.

Mon travail est valorisant :
Mes connaissances s’enrichissent chaque jour. Je participe à des travaux qui sont présentés dans des thèses, des conférences, et des publications.


Ma vie personnelle

Je fais pas mal d’activités comme la chute libre, l’escrime médiévale, le flamenco, le volley,...
Je bourlingue souvent les week-ends, un peu dans tous les coins : pour voir ma famille, ou mes amis, pour des animations médiévales, ou encore pour sauter en parachute.


Mes études

Au lycée, je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire de ma vie. J’ai choisi la branche scientifique sans savoir exactement quel domaine des sciences m’intéressait le plus. Après un DEUG de Chimie, j’ai décidé de suivre une formation plus pratique, ce qui m’a permit d’obtenir mon DUT en 1 an.
Après 6 mois de recherche d’emploi, j’ai travaillé 3 ans à CARSO (une PME dans le domaine de l’environnement, à Lyon), où j’ai fait de la préparation d’échantillons et un peu d’analyse qualitative – un poste intéressant pour se faire un peu d’expérience professionnelle.
Je ne croyais pas trop pouvoir réussir un concours du CNRS, sachant qu’il y a souvent une centaine de candidats pour un seul poste. Mais le jeu en valait la chandelle, et j’ai réussi! (bon, c’est vrai, il n’y avait pas une centaine de personnes à ce concours, et il y avait 3 postes !)


Mon message

Le plus important c’est que j’exerce un métier qui me plait vraiment.
Je me suis rendue compte que, même moi, à mon niveau, j’étais capable d’apporter mon grain de sel à l’avancée de la recherche pour la ‘construction d’un avenir meilleur’!(histoire de faire une jolie phrase).
Dans le domaine scientifique, il y a encore une majorité d’hommes. Du coup, pour se faire sa place, une femme doit sans doute plus prouver ses compétences et ses qualités qu’un homme. Les mentalités sont déjà en pleine évolution (même s’il faut du temps...), et c’est à chacun(e) d’y apporter sa participation pour faire vraiment bouger les choses.
Finalement, le fait qu’il y ait encore peu de femmes dans la recherche scientifique permet à une femme de se démarquer, ce qui peut être un atout...

 
Dernière modification : 05/05/2008


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